Dieu égyptien

Anubis

Anubis est le dieu égyptien des nécropoles, de l’embaumement et de l’accompagnement des morts. Représenté comme un canidé noir ou un homme à tête de canidé, il intervient dans les funérailles et la pesée du cœur.

Lecture : 4 minRévision éditoriale : 3 septembre 2026Méthode et vérification
Anubis, représentation mythologique
Image d’accompagnement. Les informations historiques et l’identification reposent sur les sources citées dans le dossier.
En bref

Qui est Anubis ?

Anubis est le dieu égyptien des nécropoles, de l’embaumement et de l’accompagnement des morts. Représenté comme un canidé noir ou un homme à tête de canidé, il intervient dans les funérailles et la pesée du cœur.

Tradition
Mythologie égyptienne
Nature
Dieu égyptien
Fonctions
embaumement, nécropoles et conduite des morts
Attributs
canidé noir, bandelettes, fléau
Équivalent
Aucun équivalent strict
Source repère
Textes des pyramides

Repères essentiels sur Anubis

  • Anubis est représenté comme un canidé noir ou un homme à tête de canidé.[1]
  • Il protège l’embaumement, les nécropoles et l’intégrité du corps.[2]
  • Dans la pesée du cœur, il contrôle la balance face à Maât.[3]
  • Son rôle funéraire est ancien et précède l’essor d’Osiris.[1]
Point de vigilance

Le noir d’Anubis renvoie notamment à la régénération et à la terre fertile, non à la couleur naturelle d’un chacal. Son animal exact reste discuté entre chacal, chien et canidé composite.

Anubis selon les corpus et les périodes

Pour situer Anubis, la fiche rapproche Textes des pyramides et Textes des sarcophages ; ces ensembles ne répondent pas au même usage et peuvent appartenir à des périodes ou à des centres théologiques différents.

Deux repères concernant Anubis évitent de figer plus de trois millénaires d’histoire religieuse. Anubis est représenté comme un canidé noir ou un homme à tête de canidé. Il protège l’embaumement, les nécropoles et l’intégrité du corps.

Fonctions et transformations

Une forme, une épithète ou une association d’Anubis ne vaut pas automatiquement pour toute l’Égypte. Dans la pesée du cœur, il contrôle la balance face à Maât ; la provenance du document détermine la portée de l’affirmation.

Une simplification doit particulièrement être évitée à propos d’Anubis. Le noir d’Anubis renvoie notamment à la régénération et à la terre fertile, non à la couleur naturelle d’un chacal. Son animal exact reste discuté entre chacal, chien et canidé composite.

Iconographie et contexte rituel

L’image d’Anubis se lit avec la coiffe, l’objet tenu, le nom inscrit et les personnages voisins. Son rôle funéraire est ancien et précède l’essor d’Osiris ; ces indices sont plus fiables qu’une ressemblance isolée.

Pour approfondir Anubis, la troisième source retenue est Livre des morts, scène de la pesée du cœur. Elle permet de contrôler le repère « Son rôle funéraire est ancien et précède l’essor d’Osiris » et possède ici le statut « Corpus funéraire égyptien dont la date et l’usage varient ». Cette qualification évite de demander à Livre des morts, scène de la pesée du cœur une réponse uniforme sur Anubis au-delà de son genre, de sa date et de son contexte.[3]

Replacer Anubis dans les corpus égyptiens

Anubis intervient dans la préparation et la protection du corps, puis dans l’accompagnement du défunt. Son association au chacal ou à un canidé noir renvoie aux marges désertiques et à la couleur de la régénération autant qu’à la mort. Le noir égyptien n’est pas automatiquement un signe de mal ou de corruption.[1]

Dans la formule 125 du Livre des morts, il conduit le défunt et intervient auprès de la balance où le cœur est comparé à la plume de Maât. Osiris préside le tribunal et Thot enregistre le résultat. Les fonctions se complètent, ce qui rend trompeuse l’idée d’un dieu unique chargé de tout le jugement.[2]

Les traditions de filiation d’Anubis évoluent. Les Textes des pyramides, les récits plus tardifs et Plutarque ne donnent pas tous les mêmes parents. La version faisant de lui le fils d’Osiris et de Nephtys est célèbre, mais elle ne doit pas être projetée sur toute l’histoire pharaonique.[3]

Ce que la chronologie égyptienne change

Anubis possède des fonctions funéraires anciennes avant que la prééminence d’Osiris ne réorganise le paysage de l’au-delà. Il reste lié à l’embaumement, aux nécropoles et à l’accompagnement du défunt. Cette évolution montre une redistribution des rôles, pas le remplacement complet d’un dieu par un autre. [1][2]

Dans les scènes de pesée, Anubis conduit ou contrôle la balance, Thot enregistre et Osiris préside au jugement. Le présenter comme juge unique simplifie la composition. Son animal est un canidé du désert dont l’identification zoologique moderne reste discutée, plutôt qu’un chien domestique décrit sans nuance. [2][3] [4]

Suivre Anubis selon les époques et les corpus

Dans le dossier consacré à Anubis, Textes des pyramides ouvre la vérification avec le statut « Corpus funéraire égyptien dont la date et l’usage varient ». Le passage repère est Livre des morts, formule 125 : conduite du défunt et pesée du cœur. Cette localisation permet de revenir au témoin nommé avant de tirer une conclusion générale.[1][2]

Textes des sarcophages (« Corpus funéraire égyptien dont la date et l’usage varient ») et Livre des morts, scène de la pesée du cœur (« Corpus funéraire égyptien dont la date et l’usage varient ») complètent ce premier contrôle ; pour Anubis, leur comparaison permet de déterminer si les généalogies, fonctions, images ou épisodes étudiés proviennent du même type de témoin et de la même période. Le contrôle croisé maintient notamment séparés « Anubis est représenté comme un canidé noir ou un homme à tête de canidé » et « Son rôle funéraire est ancien et précède l’essor d’Osiris » jusqu’à lecture des renvois indiqués dans le tableau.[2][3]

La réserve propre à cette fiche est concrète : Le noir d’Anubis renvoie notamment à la régénération et à la terre fertile, non à la couleur naturelle d’un chacal. Son animal exact reste discuté entre chacal, chien et canidé composite. Pour apprécier cette limite concernant Anubis, les études modernes numérotées 4 et 5 servent à ordonner les témoignages ; elles ne remplacent ni les passages anciens ni les objets cités.[4][5]

Anubis et la transformation du défunt

La forme canine d'Anubis est liée à la nécropole, mais l'animal représenté n'est pas nécessairement le chacal moderne au sens zoologique strict. Les égyptologues parlent souvent de canidé. La couleur noire évoque à la fois le corps traité, la terre fertile et la régénération, pas la couleur naturelle de l'animal.[1]

Anubis intervient dans l'embaumement, l'accueil du mort et la pesée du cœur. Il n'est pas le souverain final du royaume funéraire, fonction qui revient à Osiris dans les compositions les plus connues. Les deux dieux collaborent au parcours du défunt plutôt qu'ils ne se remplacent.[2]

Les généalogies changent selon les périodes. Le récit transmis par Plutarque, qui fait d'Anubis le fils d'Osiris et de Nephtys, est tardif et rédigé en grec. Il ne doit pas effacer les attestations égyptiennes plus anciennes ni être présenté comme l'unique version.[3]

La scène de la pesée ne représente pas toujours chaque intervenant de manière identique. Anubis conduit ou vérifie l'opération, Thot enregistre le résultat et Osiris préside souvent le tribunal, tandis qu'Ammout attend l'échec. Lire l'ensemble comme un jugement conduit par Anubis seul efface la coopération des puissances et la logique propre du corpus funéraire.[4]

Repères documentaires pour Anubis

Le tableau associe chacune des quatre affirmations à Textes des pyramides, Textes des sarcophages ou Livre des morts, scène de la pesée du cœur ; ces renvois indiquent les témoins à confronter sans signifier que chaque détail est formulé à l’identique dans toutes les sources.

Affirmation contrôléeSources à confronter
Anubis est représenté comme un canidé noir ou un homme à tête de canidé.Textes des pyramides
Il protège l’embaumement, les nécropoles et l’intégrité du corps.Textes des pyramides ; Textes des sarcophages
Dans la pesée du cœur, il contrôle la balance face à Maât.Textes des sarcophages ; Livre des morts, scène de la pesée du cœur
Son rôle funéraire est ancien et précède l’essor d’Osiris.Livre des morts, scène de la pesée du cœur

Sources et repères

Les références consacrées à Anubis sont qualifiées selon leur nature. Leurs liens ouvrent le texte, le catalogue ou la notice qui permet de contrôler les informations sur Anubis. Ces accès documentaires pour Anubis ont été vérifiés le 3 septembre 2026.

Passage repère : Livre des morts, formule 125 : conduite du défunt et pesée du cœur.

Études modernes utiles

Consulter la bibliographie et les collections de référence

Questions fréquentes concernant Anubis

Que disent les sources anciennes sur Anubis ?

Anubis est représenté comme un canidé noir ou un homme à tête de canidé. Il protège l’embaumement, les nécropoles et l’intégrité du corps. Passage à consulter : Textes des pyramides. Livre des morts, formule 125 : conduite du défunt et pesée du cœur.

Quels repères permettent de comprendre Anubis ?

Dans la pesée du cœur, il contrôle la balance face à Maât. Son rôle funéraire est ancien et précède l’essor d’Osiris. Repère documentaire : Textes des sarcophages (corpus funéraire égyptien dont la date et l’usage varient).

Quelle confusion faut-il éviter à propos d’Anubis ?

Le noir d’Anubis renvoie notamment à la régénération et à la terre fertile, non à la couleur naturelle d’un chacal. Son animal exact reste discuté entre chacal, chien et canidé composite. Repère documentaire : Livre des morts, scène de la pesée du cœur (corpus funéraire égyptien dont la date et l’usage varient).